Il était une fois ... Air chance

 
 

Des valises trop lourdes, un avion capricieux,une panne d'électricité
mais pas de gratuities ce jour là !

 

Mercredi 2 Juin

 
Dernier jour. Retour chez Kate’s Kitchen – non sans mal, Henry ayant décidé d’inaugurer un autre chemin - pour le dernier petit déjeuner américain et pour l’occasion nous changeons de place, ce qui nous permet de voir la magnifique carte de la région sur le mur opposé.


Ensuite, on boucle les valises, un dernier tour d’horizon et le taxi est en bas.
Départ vers l’aéroport. Le vol Air France est prévu à 15h30.

C’est là que les choses se gâtent pour Henry et Elisabeth.
Enregistrement et pesée des bagages, Ghislaine et Bernard c’est ok, par contre les valises d’Henry et Elisabeth pèsent chacune plus de 23 kilos. Il faut donc les réaménager pour ne payer qu’une surtaxe. On déballe au milieu du hall (remake des Groseille en vacances) et on y retourne, cette fois il y a une valise qui fait plus de 30 kilos, double surtaxe, rebelote, on réaménage et cette fois c’est bon, enfin c’est déjà 100 $ pour une seule surtaxe! Une hôtesse plus désagréable qu’elle, il ne doit pas y en avoir beaucoup !

Dernier petit tour dans le duty free, achat de quelques souvenirs, tee -shirts, cartes à jouer …. Et on embarque !

Bien installés dans l’avion, nous nous préparons à 11 heures de vol non stop.
L’avion quitte sa place de parking et nous roulons quelques minutes avant qu’il ne s’immobilise de nouveau.
« Madame, monsieur, nous allons devoir repartir à notre place initiale, pour cause d’un problème technique, le réacteur n°1 ne démarre pas »

On attend sans bouger une bonne demi-heure.
« Madame, monsieur, finalement nous avons pu réparer sur place, nous allons pouvoir décoller »
En effet, nous partons vers la piste, l’avion accélère à fond comme avant tout décollage, mais freinera très rapidement aussi. Ce fameux réacteur n°1 ne démarre toujours pas.

Retour vers le tarmac. Dans l’avion quelques personnes commencent à s’énerver, à l’hôtesse qui interdit aux passagers d’encombrer les allées, un monsieur menace de se « pisser » dessus ! Bref à croire que ces personnes n’ont jamais eu à faire face à un imprévu
Après quelques ordres – contre ordres, on nous prie de descendre de l’avion avec nos effets personnels.

Un bon de boisson de 15$ par personne nous sera donné, largement suffisant pour une bière des chips et des cookies. Le commandant vient nous revoir vers 18h30 comme promis, pas grand-chose de neuf, sauf qu’il faut attendre une pièce, rendez vous à 19h30.

A 19h 30, annonce décisive, nous ne partirons que demain matin, il faut donc récupérer nos bagages.
On a bien cru comprendre porte 12, mais à l’arrivée, tout le monde est agglutiné dans un couloir dont la porte est fermée et pas un seul agent d’Air France dans les parages. Ca commence à râler.

Bernard suggère que les femmes aillent récupérer les bons d’hôtel qui doivent nous être remis guichet 7. Il n’y a pas encore beaucoup de monde, mais quand même déjà une belle pagaille. Afin de sécuriser notre file d’éventuels intrus, une petite jeune fille bien sympathique, passagère malchanceuse comme nous, met en place la barrière de toile. Ca râle un peu, mais la cheftaine des hôtesses calme le jeu et laisse la barrière en place.
Enfin, nous récupérons nos bons, nos maris et nos bagages, pour nous diriger vers la navette qui nous conduira vers le Plazza Crown.

On fait la queue à la réception de l’hôtel une dernière fois pour ce soir, nos chambres sont au 3ème étage. Rendez vous immédiat pour aller dîner, il est déjà 9heures et demi. Mais quand une journée commence mal, elle se termine mal.

Nous arrivons au restaurant, il y a encore de quoi manger en principe, mais quand arrive le moment de commander le dessert et la bouteille de vin, le serveur nous fait patienter tranquillement pendant une petite heure. Puis c’est la panne d’électricité, on ferme le restaurant et apporte l’addition. C’est – nous l’espérons – la dernière soirée américaine de notre voyage. Depuis trois semaines le seul reproche que nous formulons à l’égard des américains est de ne pas inclure le service dans la note. Aussi, c’est à nous d’évaluer entre 10,15 ou 20% ce que nous souhaitons laisser au regard de la prestation effectuée.
Ce soir, le fait d’avoir poireauté tout ce temps pour rien, nous décidons de ne rien laisser.
Le serveur s’emporte, il a travaillé et n’est pas payé en retour, Ghislaine s’emporte à son tour, il n’avait pas à nous traiter ainsi, le patron viendra mettre fin à ce dialogue de sourd en écartant le serveur.
Nous montons dans nos chambres par l’escalier de secours extérieur, la panne d’électricité a condamné les portes menant aux escaliers intérieurs.
La chambre est bruyante, mais après une longue journée aussi difficile, le sommeil prend le dessus sans problème.

 



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